Controverses de l'année 2010 - 2011
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>Peut-on indéfiniment allonger la durée de cotisation ? Les experts et le débat sur les retraites. | Adresse du site |
Description : Comment les experts (démographes, économistes, statisticiens, politologues, sondeurs) formulent-ils des diagnostics sur les retraites? Quel est leur rôle dans le cadrage des débats publics et politiques? Une des questions centrales pouvant être traitée et qui anime notamment la controverse entre économistes est de déterminer jusqu'à quel point il est possible d'augmenter le taux de cotisation. L'angle d'attaque, axé sur la répartition du financement (techniques, modulations, répartition) et proposé pour l'enquête, pose la question de l'articulation avec les lectures retenues de la démographique et de la fiscalité : quelles prévisions conjoncturelles, quel niveau de productivité et de croissance attendue, en quoi considère-t-on que celle-ci a un impact sur la démographie ? Quelle répartition des richesses ? Quelle façon de penser et donc de produire le social et sa justice ? Quel équilibre entre générations ? Faut-il considérer les cotisations sociales comme des parasites du marché du travail ou comme une source de "création de valeur" et d'emplois futurs (cf. le récent ouvrage de Bernard Friot). |
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>Algues vertes : les porcs de la discorde. Prévenir ou guérir ? | Adresse du site |
Description : Sous quelles conditions peut-on lutter contre les algues vertes ? L’ANSES (fusion de l’AFSSA et de l’AFSSET) a été saisie d’une mission sur les risques sanitaires liés aux gaz émis par les algues vertes en décomposition. Elle a remis en juillet 2010 un premier rapport, relatif aux recommandations de prévention des risques liés aux algues vertes pour la santé des populations avoisinantes, des promeneurs et des travailleurs. Une controverse oppose les différents acteurs sur la place de la prévention, en particulier sur l'opportunité de modifier les pratiques agricoles pour limiter la production d'algues vertes. voir aussi : les propositions de développement d'une filière de "valorisation" des algues vertes. |
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>Les CDS sont-ils méchants ? | Adresse du site |
Description : Les produits dérivés de crédit, et notamment les "credit default swaps" (CDS) sont dans le collimateur après la récente crise financière. Quelle est leur utilité économique ? Peuvent-ils porter sur n'importe quel objet, y compris sur les États ? Les économistes s'agitent, argumentent, débattent ; les régulateurs également, ainsi que les praticiens de la finance. Au sein de la controverse, les "sovereign CDS" font plus particulièrement débat (ils signalent, mais aussi parient sur, la probabilité de défaut des États). |
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>Les secrets de cuisine en fracturation hydraulique sont-ils du goût de tous ? | Adresse du site |
Description : Les techniques de fracturation hydraulique utilisées en forage gazier font débat aux États-Unis : la chimie nécessaire serait à l’origine de pollutions sévères. Le Fracturing Responsibility and Awareness of Chemicals Act, voté en 2009, introduit des mesures de régulation, les industriels se défendent. Une controverse au goût Nord-Américain (mais aux enjeux internationaux), mêlant géologie, chimie et politique. Plusieurs documentaires "choc" sont disponibles sur le net. |
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>L'économie est-elle une affaire de neurones ? | Adresse du site |
Description : Des photos du cerveau peuvent- elles nous aider à comprendre les bulles spéculatives ? La neuroéconomie (neuroeconomics) est désormais en vogue, accompagnée de ses cautions de scientificité. Certains s'interrogent sur la légitimité de cette spécialité, aussi sur son impact sur d'autres formes de compréhension de la logique des phénomènes collectifs en sciences sociales et humaines. |
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>Les compléments alimentaires sont-ils nocifs ? | Adresse du site |
Description : Le marché des compléments alimentaires (CA) est largement florissant. Selon le Syndicat de la diététique et des CA, il aurait doublé depuis 2000. Une directive européenne de 2002 définit un CA comme une denrée alimentaire dont le but est de complémenter le régime alimentaire normal ; il constitue une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, seul ou combiné. Indispensables pour les uns, au mieux inutiles voire toxiques, pour les autres, les CA sont depuis 2009 dans le collimateur de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA, intégrée dans l’ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire). Un dispositif national de vigilance sur les compléments alimentaires a ainsi été mis en place en octobre 2009. La situation n’est pas claire si l’on en croit les études scientifiques, qui retrouvent même parfois un effet délétère de certains CA comme le beta carotène. Certains scientifiques considèrent que l’effet des CA est toujours un objet de débat et que des études sont nécessaires pour déterminer les conditions de leur administration. Bénéfiques (mais à quelle dose ?), sans effet, toxiques ? Les CA, chouchous des français, devront convaincre scientifiques et autorités de santé. Mais la population française souffre-t-elle réellement de carences alimentaires ? C’est un autre aspect important du débat. |
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>Faut-il réaliser des essais cliniques chez la femme enceinte ? | Adresse du site |
Description : La crainte de nuire au fœtus et la rationalisation des coûts limitent l'inclusion de femmes enceintes dans les essais cliniques. De ce fait, on connaît mal les effets des traitements sur les femmes enceintes, ce qui, d'une autre façon, les met aussi en danger. Actuellement, une large part des connaissances sur le sujet provient des observations de cas d'ingestion "accidentelle" pendant la grossesse. La vaccination contre la grippe A (H1N1) a relancé de façon aigüe la question des essais cliniques pendant la grossesse. Les autorités américaines ont ainsi décidé de tester le vaccin chez des femmes enceintes. Faut-il rendre les tests sur les femmes enceintes obligatoires? Sont-ils indispensables ou peut-on s'en passer? Comment prendre en compte la dimension éthique? (le fœtus ne peut donner son consentement à une participation à l'essai, est- il éthique de ne pas se doter des connaissances pharmacologiques permettant de soigner au mieux les femmes enceintes?). |
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>Rythmes scolaires : l'école achève-t-elle les enfants ? | Adresse du site |
Description : Les réformes de l'enseignement scolaire se succèdent, les débats sur les rythmes scolaires aussi. La journée d'un écolier en France est parmi les plus longues d'Europe, pour un nombre de jours de classe le plus faible. Peut-on penser une organisation du temps scolaire qui tiennent compte des rythmes biologiques de l'enfant et des rythmes d'apprentissage? La vie à l'école et la vie en famille peuvent-elles s'articuler plus harmonieusement, pour le bien-être des élèves comme pour leur réussite scolaire? Le ministère de l’éducation nationale a mis en place en juin 2010 la "Conférence nationale sur les rythmes scolaires". Elle a pour objectif de "faire un état des lieux partagé par l’ensemble des parties prenantes et concernées" afin de "proposer à tous les élèves les conditions d’apprentissage les plus favorables à leur réussite". Les élèves qui choisiront ce thème pour le cours "Description des controverses" pourront suivre l'évolution des débats sur la plateforme de discussions et d’échanges qui restera ouverte au public et active de la mi-septembre jusqu’à la mi-décembre 2010. |
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>Faut-il maintenir le dépistage organisé du cancer du sein ? | Adresse du site |
Description : En France, le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé sur l'ensemble du territoire en 2004, après avoir fait l'objet d'une expérimentation dès la fin des années 80. Le programme national de dépistage concerne les femmes de 50 à 74 ans sans symptôme ni facteur de risque particulier. En 2008, le taux de participation au dépistage dépassait 50 . Supposé diminuer la mortalité par cancer du sein, il est néanmoins controversé. Une étude danoise publiée en juin 2010 conclut que le dépistage n’explique pas la diminution de la mortalité par cancer du sein. La baisse de la mortalité est-elle expliquée par la modification des facteurs de risque (par exemple, limitation du traitement hormonal substitutif de la ménopause) ou par l’amélioration des traitements ? Les détracteurs du dépistage en pointent en outre les effets néfastes : « sur-diagnostic » de cancers « qui n’auraient pas évolué » avec pour conséquence « sur-traitement » recourant à des méthodes « agressives » (chirurgie, radiothérapie, etc.), conséquences psychologiques des erreurs de diagnostic, cancers radio induits par les mammographies, coût, etc. |
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>Amflora : bientôt des frites transgéniques ? la patate chaude de l'Europe ? | Adresse du site |
Description : Amflora est une pomme de terre OGM qui n'est pas destinée à l'alimentation humaine mais essentiellement à l'industrie papetière. Toutefois, les coproduits de la transformation industrielle de l'amidon (pulpes) pourraient être utilisés dans l'alimentation animale. La mise en culture et l'utilisation de la pomme de terre Amflora (conçue par BASF) dans l'industrie et dans l'alimentation animale ont été autorisées le 2 mars 2010 par la Commission européenne. La première récolte d'Amflora a commencé cet été, dans le Lander de Mecklembourg-Poméranie occidentale. Mais la découverte début septembre, en Suède, de plants d'une autre pomme de terre génétiquement modifiée non autorisée en Europe (AMADEA), ravive une opposition aux OGM déjà forte en Europe. Simple "confusion" selon BASF, preuve que "le génie génétique est incontrôlable" pour une députée allemande, impossibilité à terme d'une coexistence entre l'agriculture traditionnelle et les OGM ? D'ores et déjà Greenpeace réclame qu'au nom du principe de précaution l'ensemble des récoltes d'Amflora soit détruit, en Suède et ailleurs. Les autorités de l'État régional abritant le seul champ d'Amflora du pays ont interdit la mise en circulation des pommes de terre récoltées. En France, le haut conseil pour les biotechnologies a rendu en juillet 2010 un avis et propose une série de mesures d’accompagnement en cas de culture de la pomme de terre Amflora. Ces préconisations seront subordonnées au décret définissant le « sans OGM » et aux mesures de coexistence qui en découleront pour la filière. |
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>Eyjafjallajökull : fallait-il fermer l'espace aérien ? | Adresse du site |
Description : En mars 2010 le volcan islandais Eyjafjallajökull entrait en éruption, dégageant un gigantesque nuage de cendres. Cet événement conduisait progressivement à la fermeture de l’espace aérien européen. La paralysie du trafic aérien durant plusieurs semaines s’est soldée par des dizaines de milliers de vols annulés, des millions de passagers bloqués, des millions d’euros de pertes pour les compagnies aériennes, avec un coût estimé de 5 milliards de dollars pour l’économie mondiale. En mai 2010, l’association internationale du transport aérien considérait que la fermeture de l’espace aérien n’était pas nécessaire et demandait aux autorités européennes de revoir les règlements. Aujourd’hui, les compagnies aériennes françaises demandent l’aide de l’État. Les passagers aériens qui ont été cloués au sol ne sont toujours pas indemnisés. Fallait-il ou non fermer l’espace aérien ? Si longtemps ? Sur quels fondements les autorités européennes ont-elle pris leurs décisions ? Y a-t-il eu mauvaise évaluation du risque et application excessive du principe de précaution ? Ou les mesures étaient-elles justifiées? |
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>French paradox : le "petit verre de vin rouge" est-il bon pour la santé ? | Adresse du site |
Description : Le paradoxe français, ou fréquence relativement basse des cardiopathies ischémiques en France attribuée à une consommation modérée de vin rouge, est régulièrement controversé. En janvier 2009, l’INCA (Institut national du cancer),publiait des recommandations nutritionnelles visant à prévenir le cancer. A l’opposé des tenants du paradoxe français, l’INCA posait sans ambiguïté que l’ingestion d’alcool, quelle que soit sa forme, quelle que soit la dose, devait être considérée comme nocive pour la santé. En juin 2010, une étude publiée dans le European Journal of Clinical Nutrition explorait l’influence de potentiels facteurs explicatifs dont la consommation modérée d’alcool ne serait que le marqueur (catégorie sociale élevée, mode de vie sain). En septembre 2010, des chercheurs de l'Inserm replacent le French paradox sur le devant de la scène en montrant que le resvératrol, largement présent dans le vin rouge et dans les raisins, deux des molécules à l'origine d'inflammations qui conduisent à la naissance de certains cancers. Ces résultats laissent entrevoir la possibilité d’utiliser le resvératrol comme adjuvant de traitement anticancéreux. Le French paradox est-il réel et si oui, est-il lié à la consommation modérée de vin rouge ? Faut-il choisir entre cancer et maladies cardiovasculaires ? |
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>Discorde à Brétignolles sur mer : un port « vert » est-il envisageable ? | Adresse du site |
Description : Depuis des années, la petite commune vendéenne de Brétignolles sur mer se divise autour d’un projet de port de plaisance. Le maire soutient le projet qu’il considère comme un moyen de lutte contre l’urbanisation galopante et l’artificialisation des terres. Si la station balnéaire compte 3 500 habitants l’hiver, elle en héberge 45 000 l’été … Le projet port de 1 100 anneaux établi sur 20 hectares produirait la même richesse que 4 000 maisons sur 400 hectares. Les opposants au projet - parmi lesquels l’association La Vigie, le mouvement Vendée Écologie - dénoncent le risque d’inondation (s’appuyant notamment sur les conséquences de la récente tempête Xynthia) et l’impact environnemental (perturbation de l’habitat des oiseaux, fragilisation de la dune et de son écosystème, destruction d’une zone humide, rejet des déchets du port etc.). Dernier épisode : le 20 juillet 2010, le Préfet de Vendée a demandé au maire de Brétignolles d’apporter de nouvelles pièces au dossier afin de pouvoir statuer sur l’opportunité d’ouvrir une enquête publique. |
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>Salles de consommation de drogues : encouragement à la toxicomanie ou progrès sanitaire et social ? | Adresse du site |
Description : Des “centres d’injection supervisée de drogues” existent depuis plusieurs années en Europe (Allemagne, Espagne, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suisse). Les études internationales menées sur les salles de consommation montrent qu'elles ont permis de réduire les décès par overdose et les nuisances pour les riverains des zones fréquentées par les toxicomanes. La mise en place de salles de consommation s'inscrit plus largement dans une stratégie de réduction des risques (comme la vente libre des seringues ou les traitements substitutifs) visant à limiter, par exemple, la contamination des usagers de drogues par le virus de l'hépatite C. Les associations et certains élus locaux sont favorables à l'expérimentation de telles salles en France, le Gouvernement non. Les recommandations du rapport d'expertise collective de l'INSERM "Réduction des risques sur les usagers de drogues" paru en juin 2010 sont apparemment interprétées différemment par les acteurs. L’Assemblée nationale et le Sénat ont décidé de créer une mission d’information parlementaire sur les questions de toxicomanies, notamment la question de l’ouverture en France de salles de consommation. Encouragement à la toxicomanie et à la délinquance ou réduction des inégalités sanitaires et sociales pour les usagers de drogues en grande précarité et limitation des nuisances pour les riverains? Les salles de consommation divisent le monde politique français : "Charte des élus contre la drogue" (77 élus UMP) face à la "Proposition de recommandations et préconisations pour l’expérimentation de Centres de consommation à moindres risques pour usagers de drogues" (Association Élus, santé publique & territoires, qui rassemble des élus de droite et de gauche). |
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>Marché carbone, une usine à gaz ? | Adresse du site |
Description : Depuis quelques mois, le marché carbone est pris dans la tourmente. Ce système de marché international et réglementé, mis en place en 1997 avec la signature du Protocole de Kyoto, permet aux entreprises de pays industrialisés soumises à des limitations d’émission de gaz à effet de serre d’acheter des crédits carbone, sorte de droits à polluer, issus de projets dits « propres » mis en œuvre dans des pays en voie de développement. Parmi les quelque 2000 initiatives « propres » enregistrées à ce jour, une vingtaine de projets principalement localisées en Chine et en Inde consistent à détruire un « superpolluant » : le HFC-23, sous produit de la fabrication de gaz réfrigérant (HFC-22), une petite vingtaine certes, mais à l’origine de plus de la moitié des crédits carbone générés par le marché depuis son lancement en 2003. En effet, selon un groupe d’ONGs internationales, l’effet de serre du HFC-23 est tellement élevé, 11 700 fois plus que le CO2, qu’il serait devenu pour les producteurs de HFC-22 très intéressant de produire le polluant dans l’unique but de le détruire et de vendre des crédits carbone. L’affaire soulève aujourd’hui un certain nombre de questions. Est-il possible de quantifier de manière crédible des réductions d’émissions ? Les gaz à effet de serre sont-ils commensurables ? Un système de marché est-il une bonne solution pour lutter contre le changement climatique ? |
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>La fatigue chronique est-elle une maladie contagieuse ? | Adresse du site |
Description : Le syndrome de fatigue chronique (SFC) se caractérise par un état de fatigue persistant extrêmement intense, apparaissant soudainement chez une personne jusque là en bonne santé et non dépressive, sans que l’on puisse trouver de cause particulière. La fatigue peut être accompagnée d’autres signes. Pour certains, le nombre de personnes atteintes atteindrait entre 1 sur 600 et 1 sur 200. L’origine de ce syndrome, voire sa caractérisation, sont débattues. Différents facteurs ont été envisagés : psychologiques, infectieux, environnementaux, réaction inappropriée au stress … Cause inconnue, signes subjectifs, la reconnaissance de la maladie est difficile, voire contestée. Les patients sont souvent en errance diagnostique et objets de l’incrédulité de leur entourage et des médecins. Plusieurs études ont exploré le rôle des virus dans le SFC, avec des résultats contradictoires. Une publication scientifique de septembre 2010 relance le débat : des chercheurs ont mis en évidence un rétrovirus dans le sang des personnes souffrant de SFC (chez 86,5 de ces personnes et seulement chez 6,8 des personnes « contrôles »). Ces études n'arrêtent pourtant pas le débat autour de l'existence de la maladie et son étiologie. Comment les acteurs rendent-ils compte des divergences entre les résultats? Sur quelles définitions de la maladie s'appuient-ils? Comment fondent-ils leurs approches? Comment expliquer les résultats divergents ? Différences dans la définition de la maladie ? Problèmes techniques lors des expérimentations ? |
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>L'aluminium du quotidien menace-t-il notre santé ? | Adresse du site |
Description : L’aluminium, omniprésent dans notre environnement, est un métal sans rôle biologique connu mais qui, à doses fortes ou régulières, est accusé par certains d'être toxique pour l’organisme humain. Or cet élément est présent dans de multiples produits dont nous usons quotidiennement : eau du robinet, cosmétiques, biscuits, lait en poudre pour les biberons, dentifrice, vaccins, cannettes, aluminium alimentaire, etc. Serial killer ? L’aluminium est incriminé dans diverses affaires : maladie d’Alzheimer, cancer du sein, myofasciites à macrophages notamment. Devrons-nous renoncer au poisson en papillotes, aux capsules pour expresso, aux antitranspirants ? Dissolvons-nous nos capacités cognitives dans l’eau du robinet ? Les études scientifiques ne répondent pas encore à l’ensemble des questions sur la toxicité de l’aluminium, les autorités sanitaires se veulent apaisantes mais certains chercheurs et des journalistes tirent la sonnette d’alarme. L’aluminium est-il toxique ? Pour quel type d’exposition ? |
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>Faut-il éradiquer le frelon asiatique ? | Adresse du site |
Description : Le frelon asiatique identifié pour la première fois en France en 2005 dans le Lot-et-Garonne est désormais présent dans 32 départements français. Ce frelon est un sévère prédateur des hyménoptères sociaux, en particulier des abeilles : en zone rurale, au printemps et en été, le frelon se nourrit à 80 d'abeilles. Sa progression inquiète tout particulièrement les apiculteurs. En dehors des abeilles, l'impact du frelon asiatique sur l'environnement n'est pas bien défini. Vespa velutina n'a pas (encore?) de prédateur naturel. Comment freiner sa progression ? Les méthodes et campagnes de piégeage ou de destruction ne font pas l'unanimité, notamment la destruction des fondatrices de colonie, le piège de la bouteille ou encore la perche télescopique. L'INRA et des apiculteurs mènent des expériences pour concevoir des pièges sélectifs, préservant la biodiversité. Faut-il, comme le demande l'Union nationale de l'apiculture française faire classer Vespa velutina comme "espèce invasive et nuisible"? Au-delà du problème spécifique posé par l'invasion du frelon asiatique, on peut s'interroger sur la circulation des espèces. Faut-il fermer les frontières de la biodiversité? Les espèces "immigrées" doivent-elles être sélectionnées ? |
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>La vidéosurveillance diminue-t-elle la délinquance ou les libertés publiques ? | Adresse du site |
Description : En France, de plus en plus de communes s’équipent de dispositifs de vidéosurveillance dans le but affiché de lutter contre l’insécurité. Le marché est actuellement en pleine expansion et se chiffre en millions d’euros. Différents spécialistes (de la délinquance, de la prévention situationnelle, des données personnelles…) sont convoqués. L'efficacité de ces dispositifs est contestée, mais comment est-elle mesurée? Comment est pris en compte leur coût économique et social? Si une très large majorité de Français se disent favorables à la présence de caméras dans les lieux publics (Ipsos, 2008), certains s’inquiètent des atteintes à la vie privée qu’entraine le déploiement de ces technologies et voient se dessiner une « société de surveillance » (CNIL, 2007). |
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>Les réseaux sociaux sur internet : une dissolution de la sphère privée ? | Adresse du site |
Description : Les réseaux sociaux sont des sites web dynamiques qui regroupent un ensemble d’identités sociales – particuliers ou organismes, interagissant entre elles sur les plans professionnel et personnel. En mars 2010, selon une étude de InSites Consulting, ces sites regroupaient 72 des internautes soit 940 millions d’individus. L’essor de ces réseaux virtuels questionne le statut juridique des informations échangées. Qui dispose de ces données personnelles ? Quelle protection ce système offre-t-il aux individus ? Depuis 2008, de nombreux incidents liés à des fuites d’informations personnelles ont secoué la communauté internet. Le rapport 2009 de la CNIL et le séminaire tenu en février dernier au Parlement Européen condamnent tous deux l’insuffisance des mesures prises par les réseaux sociaux en termes de protection de la vie privée. Cette controverse semble liée à l’ambiguïté des réseaux sur lesquels cohabitent informations personnelles et stratégies publicitaires ciblées. Comment garantir la préservation des données dans un environnement où leur commercialisation est une pratique récurrente ? |
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